Ou pourquoi les pancakes sont utiles pour les caisses de pensions
Les pancakes font partie de l’automne, au même titre que le brouillard, la bruine, les feuilles aux teintes dorées et les citrouilles.
Continuez à lireEn Suisse, il y a deux choses qu'on ne fait certainement pas seul : manger de la raclette et faire sa prévoyance. La raclette implique généralement plusieurs amateurs de fromage et un grill de table surchargé. Dans le domaine de la prévoyance, les amateurs de fromage s'appellent « collectif ». Le grill de table surchargé s'appelle « institution de prévoyance » et n'est bien sûr pas du tout surchargé.
Il existe différents modèles de grills de table et d'institutions de prévoyance, qui peuvent être illustrés à l'aide de différents types de logement : il y a d'abord la vie en tant que célibataire. Ce type de logement est coûteux, car tous les achats doivent être effectués seul et tous les frais courants doivent être pris en charge seul. D'autre part, ce mode de vie ne nécessite pratiquement aucun compromis : une cuisine rose ? Une cuisine rose. La vie en tant que célibataire offre donc une grande liberté de décision et d'aménagement, mais cela a un prix.
Transposé au 2e pilier, on parlerait ici d'une institution de prévoyance autonome : l'entreprise, en tant que célibataire, définit de manière autonome ce qu'elle souhaite en matière de prévoyance et supporte seule tous les coûts qui y sont liés.
Malgré tout ce célibat, le romantisme n'est pas en reste. Vraiment ? Vraiment. Car qui d'autre que le 2e pilier vous fait déjà, à l'âge tendre de 25 ans, des promesses et des engagements pour la dernière partie de votre vie ? C'est de la fidélité au niveau institutionnel. On cotise pendant des décennies, on fait aveuglément confiance aux intérêts et aux intérêts composés, et on espère que le taux de conversion ne fondra pas comme du fromage dans un four à raclette. Ce qui nous ramène au sujet qui nous intéresse.
Vient ensuite la vie en colocation. L'aspirateur et les casseroles sont à disposition et sont partagés, tout comme la salle de bain et la cuisine, ce qui nécessite généralement certaines règles d'hygiène pour le réfrigérateur et un planning de ménage. Une cuisine rose ? Peut-être après beaucoup d'alcool et de persuasion, mais c'est peu probable. Une chambre vert grenouille et une pizza au petit-déjeuner ? Bien sûr. Dans le monde du 2e pilier, cela serait comparable à une fondation collective : tout le monde profite de coûts moins élevés, chaque entreprise cohabitante dispose d'une certaine liberté, mais certaines choses ne sont tout simplement pas possibles, notamment par égard pour les autres colocataires.
Avec un clin d'œil, la fondation collective est le reflet parfait de la Suisse : fédérale, pragmatique et un peu compliquée. Chaque entreprise affiliée a sa propre caisse de prévoyance, ses propres paramètres, souvent même son propre règlement, et pourtant, toutes cohabitent sous un même toit.
Et puis, il y a l'exemple de la vie en maison de retraite. Chacun dispose certes de sa propre chambre, généralement avec sa propre salle de bain, mais il reste peu de place pour les effets personnels et les idées. Déjeuner tous les jours à midi, gymnastique facultative le lundi, changement des draps le mercredi. Cuisine rose ? Quelle cuisine ? Idéal pour tous ceux qui apprécient un cadre fixe, sont prêts à se contenter de peu de liberté et sont en même temps heureux d'être largement déchargés des tâches quotidiennes. Il s'agit ici des fondations communautaires, dans lesquelles les coûts, les structures et le cadre sont partagés, ce qui permet à tous les résidents d'avoir accès à des services (repas, promotion de la santé, service de blanchisserie) qui seraient autrement inaccessibles sur le plan financier ou organisationnel.
Les entreprises sont désormais mises au défi, et souvent dépassées, de trouver le logement idéal pour leurs amateurs de fromage, alias leur collectif : autonomie, installation collective ou communautaire ? Besoin collectif de sécurité ou individualisme sans compromis ? Planning de ménage ou cuisine rose ?
En fin de compte, le choix du bon modèle de prévoyance devrait obéir aux mêmes règles que celles qui garantissent le succès des soirées raclette : quand c'est vraiment bon, ça dure.
Les pancakes font partie de l’automne, au même titre que le brouillard, la bruine, les feuilles aux teintes dorées et les citrouilles.
Continuez à lireIl y a environ un an, j’ai ressenti de l’ennui à la vue du temps maussade. En soi, cela n’a rien d’extraordinaire. Nous sommes chaque année confrontés à une météo peu agréable. Que peut-on faire d’autre que s’ennuyer quand on habite dans des régions où la neige se faire rare. Mais cette fois-ci, ma déprime d’avant le printemps a attiré l’attention d’une amie, qui a vu l’occasion parfaite pour moi de braver l’ennui avec un projet qu’elle m’a dépeint comme étant à la fois créatif et ambitieux.
Continuez à lire20% de la population suisse souffre de dépression. Un triste constat. 10% présentent même des symptômes de dépression modérée à sévère. Au cas où vous vous demandez si, dans votre entourage, une personne pourrait être concernée, alors observez les femmes (12%) et les jeunes (19%). Vous pouvez en revanche laisser de côté les personnes de 65 ans et plus. En effet, dans ce groupe de population, seuls 4% des personnes souffrent de dépression. Une bonne rente fait manifestement leur bonheur.
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Ou pourquoi le choix entre colocation et maison de retraite peut être difficile