«La prévoyance professionnelle est clairement le héros sous-estimé de la prévoyance vieillesse»
Barbara Zimmermann-Gerster voit dans le système de retraite des parallèles avec un film d'action riche en tensions.
Continuez à lirePhilippe Montant dans le cadre de l’entretien d’été, à propos de l’art de réunir des perspectives diverses, de concilier modernité et vision à long terme dans la prévoyance, et de prendre des décisions durables grâce à un rythme réfléchi et à une grande constance stratégique.

Dans notre série d’interviews estivales de cette année, nous abordons le thème de la musique avec des acteurs du 2e pilier.
Quelle chanson décrit le mieux votre travail au sein du 2e pilier ?
«Piano Man», de Billy Joel. Je côtoie de nombreux acteurs de la prévoyance, chacun ayant ses propres connaissances et spécialisations. Étant indépendant et au service de plusieurs institutions ou sociétés actives dans ce milieu, cela me permet de me montrer sous diverses facettes, selon les jours ou les thèmes. Comme le dit cette chanson: « Sing us a song, you’re the piano man» («Chante-nous une chanson, c’est toi le pianiste »).
Quel album ou quel concert vous a marqué ?
Le concert du Who’s That Girl tour de Madonna qui a eu lieu à Paris en 1987. Le petit Suisse de 19 ans que j’étais a été très impressionné d’être parmi les 130000 personnes présentes au parc de Sceaux. Madonna n’était alors qu’une jeune chanteuse et l’interprétation de son titre «Who’s That Girl » aura été pour moi d’une fraîcheur et d’une modernité folle. Une vraie extra-terrestre. La prévoyance, malgré son rythme lent, doit savoir rester moderne.
Quelle musique vous aide le mieux à réfléchir lors de décisions difficiles à prendre ?
Durant ces moments, j’apprécie beaucoup la musique classique, car mon cerveau est moins distrait que lorsque j’écoute d’autres styles. J’aime particulièrement Vivaldi et Mozart.
Quel enseignement votre association pourrait-elle tirer d’un bon groupe de musique ?
Bien que l’ASIP se donne beaucoup de peine pour communiquer, c’est un domaine dans lequel on en fait rarement trop. Grâce à l’élan de l’équipe en place, nous allons plus vite et dans la bonne direction, me semblet-il, mais cette thématique me fait penser à «Message in a Bottle », de The Police.
En musique, le rythme est essentiel. À votre avis, dans quel domaine une caisse de pensions a-t-elle besoin d’avoir un meilleur sens du rythme ?
Le temps de la prévoyance est, par définition, long, et se compte en dizaines d’années (de travail et de retraite). Il convient donc d’adopter un certain rythme, mais qui ne soit pas trop soutenu. De fait, la mode du moment est sans doute quelque chose à prendre avec un peu de recul.
Autre paramètre essentiel en musique: le timing. Dans quel domaine un bon timing est-il particulièrement important au sein d’une caisse de pensions ?
En général, la notion de timing est associée à l’investissement de la fortune de la caisse. Il est souvent admis qu’environ 95% de la performance réside dans l’allocation stratégique des différentes classes d’actifs. Pour faire une boutade, je dirais que ce chiffre est peut-être même supérieur à 100% dans de nombreux cas. Pour ma part, je ne suis pas un grand défenseur du timing à tout prix.
Chante-nous une chanson, c’est toi le pianiste