Il est intéressant de noter ce qui s’est passé la veille au Conseil des États : alors qu’au Conseil national, les taux de bonification ont notamment été justifiés par de meilleures perspectives sur le marché du travail pour les salariés âgés, le Conseil des États s’est penché sur la question de savoir comment encourager l’activité professionnelle au-delà de l’âge ordinaire de la retraite AVS.
C’est ainsi que nous en arrivons à la motion 25.4880 du conseiller national du PLR Andri Silberschmidt : « Maintien de l’affiliation à la prévoyance professionnelle en cas d’activité lucrative après l’âge de référence. »
Aujourd’hui, une personne qui cherche un nouvel employeur après 65 ans n’a pas la possibilité de s’affilier à une institution de prévoyance professionnelle. Dans certaines circonstances, cette possibilité peut également être refusée à une personne même si elle continue à exercer une activité lucrative auprès de son ancien employeur au-delà de l’âge ordinaire de la retraite. C’est notamment le cas lorsque la poursuite de l’assurance n’est pas expressément prévue dans le règlement, conformément à la LPP.
Cela va changer. Après le Conseil national, le Conseil des États a Ă©galement adoptĂ© la motion Silberschmidt Ă l’unanimitĂ© lors de la session d’automne. Le Conseil fĂ©dĂ©ral soutient lui aussi cette demande.Â
L'avant-projet de rĂ©forme de l'AVS 2030 prĂ©voit que les institutions de prĂ©voyance devront obligatoirement offrir Ă leurs assurĂ©s la possibilitĂ© de poursuivre leur assurance, a expliquĂ© la conseillère fĂ©dĂ©rale Elisabeth Baume-Schneider au Conseil des États.Â
La loi sur le libre passage sera également adaptée, selon Mme Baume-Schneider. Les salariés qui continuent à travailler après 65 ans, mais qui changent d’employeur, verront ainsi leur prestation de sortie transférée à l’institution de prévoyance de leur nouvel employeur et pourront donc continuer à verser des cotisations.
Les jeunes doivent épargner plus tôt, les seniors travailler plus longtemps