«Indiana Jones à la recherche du capital perdu»
Benjamin Haldimann en entretien sur la prévoyance professionnelle et les classiques de l’histoire du cinéma.
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Quel film décrit le mieux votre vie professionnelle?
« Inception». Plusieurs couches d’interprétation, une logique interne implacable, et un risque élevé que les non-initiés se perdent dès le 2e pilier. Mais à la fin, tout repose sur une question: l’équilibre financier est-il réel ou juste une projection comptable? Et comme dans ce film, il faut parfois réveiller les gens pour leur rappeler qu’il y a un vrai monde derrière les projections techniques.
Si votre vie devait être adaptée au cinéma, qui
devrait jouer votre rĂ´le?
Emma Thompson, indéniablement. Pour son intelligence acérée, son sens du timing ironique et cette capacité à rendre la rigueur captivante. Je me plais à  penser qu’elle saurait rendre le taux technique sexy.
Quelle scène de film n’avez-vous jamais oubliée?
La scène de «Titanic » quand l’orchestre continue à jouer pendant que le bateau coule. Une métaphore exacte de certaines séances de commission de prévoyance. On parle « acquis assurés », mais on ne regarde jamais l’iceberg actuariel droit devant.
Quel personnage de film aimeriez-vous ĂŞtre pendant
une journée?
Mary Poppins. Elle arrive, met de l’ordre dans le chaos, redonne du sens aux règles, et tout cela avec grâce et autorité. Un idéal pour toute experte en prévoyance: gérer des équilibres financiers tout en chantant sous la pluie réglementaire.
La prévoyance professionnelle est-elle plutôt un acteur secondaire discret, ou bien plutôt le héros sous-estimé de la prévoyance vieillesse?
C’est, sans hésitation, un héros sous-estimé. La LPP est ce pilier central que tout le monde croit connaître sans jamais l’avoir vraiment lu. Elle porte à bout de bras une grande partie du revenu de retraite, tout en s’adaptant en silence à des mutations démographiques, économiques et politiques majeures.
Le système de retraite deviendra-t-il bientôt un thriller, comme «Mission: Impossible», ou restera-t-il un drame bien ficelé avec une fin heureuse?
C’est déjà un thriller, mais écrit à plusieurs mains, sans scénariste en chef. Chaque réforme ressemble à une nouvelle saison: les personnages changent, les enjeux augmentent, et on ne sait jamais si la fin sera heureuse… ou simplement reportée à plus tard.
Quels formats cinématographiques ou médiatiques pourraient aider à mieux faire connaître la prévoyance professionnelle?
Un documentaire interactif, où chacun simule son parcours professionnel et voit l’impact en direct sur ses rentes. Ou bien une websérie noire, style «Black Mirror», où chaque épisode explore un scénario dystopique d’évolution du système. Cela ferait parler, au moins. Sinon, un stand-up où une experte décrypte la LPP avec un tableau blanc, un micro et un verre de vin. Je suis dispo (ndlr: éclat de rire et clap de fin d’interview).
Dans notre série d’interviews estivales de cette année, nous abordons le thème du film avec des acteurs du 2e pilier.
Michèle Mottu Stella est experte agréée LPP et partner fondatrice de Prevanto SA. Féministe engagée pour l’égalité, elle anime plusieurs fois par année un séminaire sur la révoyance dédiée aux femmes. Son mantra: rechercher l’équilibre. Née sous le signe de la balance, ce n’est dans son cas nullement un hasard !
Benjamin Haldimann en entretien sur la prévoyance professionnelle et les classiques de l’histoire du cinéma.
Continuez à lireIndépendamment de la politique, la branche discute d'une adaptation des paramètres de la LPP afin de sauver certains éléments de la réforme qui a échoué. Le débat a été lancé par l'association IZS.
Continuez à lireCes dernières années, les caisses de pensions suisses ont considérablement réduit la redistribution. Les assurés bénéficient de bons taux d'intérêt et les retraités reçoivent également des versements supplémentaires. En revanche, les connaissances en matière de prévoyance pourraient être améliorées.
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On ne regarde jamais l’iceberg actuariel droit devant